TCHAKA GOUDJO: Grand maître vaudoun

Il est important de noter que «les idées évoluent avec le temps et la part des choses a été faite : la plante qui soigne, d’une part, et la cérémonie païenne souvent mystificatrice qui l’accompagne d’autre part. En Afrique et surtout au Bénin la terre du vaudoun, nos grand-mères se soignaient avec les plantes et certaines étaient qualifiées de sorcières.

Au milieu de ce siècle, le rapide développement de la médecine moderne, les nouvelles découvertes sur la cause des maladies ont tenté d’étouffer la médecine traditionnelle essentiellement basée sur l’empirisme ; mais de nos jours, les plantes aussi sont mieux connues, et il ya un retour à la pharmacopée traditionnelle. Tout individu, laïc ou adepte d’une religion, doit être libre de faire son choix. Peut être évidemment qu’un prête monothéiste ne devrait pas offrir de sacrifice au Vaudoun lorsque le traitement de la maladie décelée par le divin l’impose. Notons que le guérisseur présente son médicament à Dieu et aux mânes de nos ancêtres.

Les plantes possèdent en effet des vertus dont notre esprit ne saisit pas le cheminement, par exemple : le fruit d’Aden opus (yèblikpin), suspendu dans le coin de la maison, empêche la variole et les fières éruptives d’atteindre les membres de la famille. Le rapport de cause à effet n’est évident et ne se démontre pas scientifiquement au stade de nos connaissances ; est-ce un phénomène ondulatoire, point de la science encore en partie inexplorée ? C’est le propos de la pharmacologie de tester les propriétés des plantes sur les cultures de microbes ou sur des animaux. Il s’agit des aspects inédits de la médecine traditionnelle.

La plante sera considérée comme médicinale lorsque, après son absorption ou son application externe, le patient est guéri et que le phénomène peut se reproduire au laboratoire ; par exemple : la feuille de Chenopodium ambrosoide (Amatluzoun) guérit ascaris, vérification qui peut se faire dans des laboratoires expérimentales. La racine de zanthoxyloides = Fagara (Xetin) est antidouleurs ; l’extraction et l’injection à des rays de la réserpine qu’elle contient vérifient la propriété. Quand les deux phénomènes interviennent, on parle de plante MEDICO-MAGIQUE.

Pour ce qui est des SECRETS ET des RECETTES que moi le Grand Maitre Occultiste de l’ère du verseau et arrière petit-fils du Roi BEHANZIN, seul qui a en ses possessions ses pouvoirs miraculeux, je vais vous livrer, je n’ai pas l’impression d’avoir commis des indiscrétions des divulgations. Les instances gouvernementales mondiales ont mobilisé les chercheurs pour faire progresser la médecine traditionnelle et occulte Africaine et mondiale. Beaucoup d’infirmiers qui connaissent la médecine moderne, pratiquent également la pharmacopée. Ceux là n’emploient pas toujours les incantations, disant qu’elles sont inutiles et que la plante seule agit. Mais à mon humble avis, l’homme a besoin de la parole, du verbe qui accompagne la feuille. Leur esprit a besoin d’être conditionné. En cas de maladie, il faut être persuadé qu’on sera guéri. Si le moral n’y est pas, la guérison n’est pas en bonne voie.